COMMENT FAIRE LA RECETTE FONCTIONNELLE DE SON SITE WEB ? Parcours client

COMMENT FAIRE LA RECETTE FONCTIONNELLE DE SON SITE WEB ?

Article du 20 avril 2016 6:07 par

Le recettage d’un site web est souvent sous-estimé, et cela à tort ! Vous allez comprendre pourquoi !

Cette phase se déroule après la livraison de votre site. C’est à cette étape que vous êtes, en tant que client, invité à découvrir en détail votre site internet. L’objectif est de faire remonter tous les bugs et les dernières modifications.

Si vous prenez cette étape à la légère, vous risquez de vous retrouver par exemple avec un bug tel que la SNCF a pu le connaître en 2009 : le site affichait sur la carte de France, la ville de Lille au centre du pays !

Alors voyons les étapes à suivre pour vous éviter de telles mésaventures …

Dans cet article, sachez que nous parlerons uniquement de la phase de recette fonctionnelle. Cette étape intervient après que la recette d’usine, effectuée par votre fournisseur, ait été terminée.

Chacun a sa propre façon de procéder, voici une des méthodologies que nous mettons en place avec nos clients chez Zuma paris :

1ère étape : élaboration du cahier de recette par le chef de projet

Il s’agit pour le chef de projet de lister toutes les fonctionnalités de votre site qu’il va falloir tester pour vérifier que tout correspond bien au cahier des charges.

Pour établir le cahier de recette, on a besoin de :

  • votre cahier des charges
  • vos maquettes
  • les documents techniques fournis par votre développeur

Il est important de tester absolument toutes les fonctionnalités du site et d’en faire le tour dans les moindres détails :

  • les call to actions (bouton d’appel à l’action) fonctionnent-ils ? Renvoient-ils vers la bonne page ?
  • le slideshow défile-t-il correctement ?
  • Les champs obligatoires des formulaires ont-ils bien été rendus obligatoires ? Les contacts récupérés via les formulaires arrivent-ils bien au bon endroit ? Y a-t-il une page de remerciements après validation ? Un email de confirmation a-t-il été prévu ?
  • y a t-il des erreurs au niveau du texte ? Les visuels sont-ils au bon emplacement ?
  • si votre site est multilingue, la modification de la langue fonctionne-t-elle bien ?

Ceci n’est qu’une très brève liste de toutes les fonctionnalités à tester, mais je suis sûre qu’il y a au moins un élément de cette dernière auquel vous n’aviez pas pensé !?

Sachez qu’il existe des outils tels que Redmine, qui permettent de lister, mesurer et assigner les différentes étapes du recettage.

Il est également possible d’utiliser un « bon vieux » tableau excel à partager auprès de votre équipe en interne !

En effet, selon le nombre de pages et de fonctionnalités de votre site, les tests peuvent s’avérer chronophages. Il est donc recommandé de se diviser les tâches.

Voici un exemple de cahier de recette que nous utilisons en interne et que nous fournissons à nos clients afin de les guider dans leur phase de tests :

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2ème étape : Exécution des tests et remontée des bugs par le client 

Comme vous pouvez le voir dans notre tableau, nous avons listé toutes les fonctionnalités du site, auxquelles nous avons associé une batterie de tests à effectuer.

Chaque test est assigné à une personne de votre équipe qui n’aura qu’à suivre les indications données et s’assurer qu’on retrouve bien les résultats attendus.

Incluez une colonne « statut » à votre tableau (en cours, à corriger, corrigé). Cela vous permettra de savoir où vous en êtes dans la résolution des éventuels bugs.

Nous vous recommandons également d’avoir une colonne « niveau d’importance de l’anomalie » : prioritaire, moyenne, basse, à laisser de côté.

Ces niveaux de priorité correspondent aux points suivants :

–    Prioritaire : il est indispensable de traiter cette anomalie. On met dans cette catégorie tous les bugs (liens morts, images qui ne s’affichent pas, liens erronés, …) et tous les non-respects de la charte graphique (mauvais logo, bug d’affichage, …)

–    Moyenne : cela correspond à toutes les anomalies graphiques qui gênent l’expérience utilisateur. Il s’agit donc de tout ce qui n’est pas « joli ».

–    Basse : on liste ici tout ce qui pourrait améliorer le confort de l’internaute. Tout fonctionne, mais ce sont plutôt des « bonus » qu’on se permettra de traiter s’il reste du temps et du budget.

–    A laisser de côté : ce sont des améliorations qu’on souhaiterait mettre en place, mais non prévues dans le budget. Il est donc nécessaire de renégocier avec son prestataire.

Cette colonne vous permet de prioriser les corrections de bug.

Vous remarquerez que nous avons ajouté une colonne « device » et « navigateur ».

Il est indispensable de faire ces tests sur desktop, tablette et mobile, surtout à l’heure où l’on rentre dans l’ère du « Mobile First ». De même, il est important de faire les tests sur les principaux navigateurs présents sur le marché.

Pour éviter de les faire sur la totalité des navigateurs, regardez quels sont ceux qui sont les plus utilisés par vos cibles.

Il est temps de faire remonter les bugs à votre prestataire. Ces derniers résolus, vous pourrez prononcer la VABF (vérification d’aptitude au bon fonctionnement). C’est à partir de ce moment que votre prestataire pourra mettre en ligne votre site internet.

Chez Zuma paris, nous savons que le recettage fonctionnel peut s’avérer chronophage et fastidieux, c’est pourquoi nous accompagnons nos clients dans cette tâche.

Vous avez un projet de conception de site web ? Vous souhaitez refondre votre site ? C’est par ici!

Rédigé par Marie Frezel

Content manager / chef de projet chez Zuma Paris, la mise en place des stratégie de contenu et d’Inbound Marketing pour optimiser les stratégies des entreprises fait partie de mon quotidien. 

Vous pouvez me suivre sur twitter @MarieFrezel

 

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